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2 janvier 2007 2 02 /01 /janvier /2007 15:49

je n’ai jamais été vraiment heureuse pendant les années 80 ou même après … ces années là étaient sûrement importantes pour moi dans le sens le plus profond pour ce que je suis maintenant Je suis née en 1971 et j’ai vécu mon enfance au bord de la mer… comme une marmotte vêtue d’un deux pièces rouge bordeaux, munie d’un sceau, je m’aventurais dans les rochers dans le vieux port de Monastir … je traquais les huîtres.. les verres,  les coquillages .. et les moules sous le regard royal et fier de mon père Là … j’ai été heureuse … dans mon inconscience … dans mon innocence … dans les bras paternelle de ma sécurité… et puis je suis dingue des huîtres et des moules 

Les années 80  marque pour moi un tournant terrifiant puisqu’on a déménagé à Tunis … en ville … dans un appartement et voilà que je commence à apprendre mon premier mot : Adaptation Comment s’adapter à ne plus respirer l’air frais ? Comment s’adapter à vivre dans une boite à allumettes alors que le matin tu te réveillais sur le joli bleu d’une mer à perte vue ? Comment s’adapter à un corps qui grandit … qui se développe sans se soucier de moi qui au fond n’avait yeux que pour sa petite poupée qui parle … et son sceau qui ne sert plus à grande chose ? Comment faire face à ces regards insistants et vicieux de ces hommes qui ressemblent étrangement à ton père mais avec des sourires mielleux, hypocrites et criminels ?  Comment repousser leurs mains baladeuses et leurs intentions dégoûtantes ? Comment assumer son corps, ces soit disant principes tirés de traditions nulles et bidons et qu’on nous inculque que fictivement ? 

On ne s’adapte pas… quant on a pas le choix … on s’échappe dans le monde des rêves… rêver  du prince charmant … rentrer dans l’univers des livres et des romans à l’eau de rose… se bercer de la musique …  c’est vrai Madonna avec Papa d’ont preach … Duran Duran avec un Simon le Bon beau comme un Dieu …. Ma chambre était devenue un monuments de posters et mon placard demeure à ce jour un  refuge pour pleurer quant ça n’allait pas

Mais voilà le temps passe les années 90 arrivent avec leurs lot de petits bouts de bonheur et de malheurs… et là j’apprends un nouveau mot : perte

Avec le divorce des parents, on perd tout

Perdre la sécurité, la stabilité … perdre ses illusions et ses rêves

Avec des parents qui s’entre-tuent … on devient fragile et une proie facile pour les prédateurs et les pires sont ceux de sa propre famille

Perdre la concentration et le goût des études … le goût de tout ... Perdre son innocence pour rentrer dans le monde des adultes … apprendre à jongler .. à faire face à cette hypocrisie, à cette bassesse des uns et des autres. Comment apprendre à se protéger … à tirer de ses faiblesses une force  … à s’élever … à ne pas tomber et se faire piétiner et là j’apprends un troisième mot un jolie verbe : Assumer...  Assumer ses erreurs … assumer son corps … assumer ses faiblesses … assumer sa beauté … assumer ses échecs … assumer ses propres principes … assumer sa famille…

C’est ça ma force et figures toi on m’admire et m’envie beaucoup …

L’an 2000 sonne le glas pour nous dire qu’il est là et que moi, aussi…  je suis encore là… mais Octobre 2004 mon père part … j’espère pour un meilleur monde

 C’est le coup de grâce je crois… je perds le seul homme que j’admire… que je respecte … que j’aime et que je déçois parce qu’il est mort inquiet pour moi … face à mon refus aveugle de me marier … et depuis je n’ose pas aller au cimetière

Alors, aimer les années 70, 80, 90 ou 2000 c’est en général lié à  ce qu’on a vécu … et moi, j’ai vécu pas mal de choses … et malgré tout j’ai été heureuse

Un simple sourire de ma nièce de 9 mois, le regard colorée de joie de ma chienne à ma vue, l’arc en ciel d’un matin de grisaille, des spaghettis à la tunisienne, une bonne bouteille d’un vieux vin lors d’un bon dîner, m’acheter une robe, un pantalon … et jouer le mannequin devant ma glace dans ma chambre,  faire détourner les têtes  à mon passage, prendre mon café le matin en regardant les conneries de Morning Café sur M6, lire un bon livre le matin dans le métro ou le soir en rentrant, perdre mon temps au fripe … etc

Tout me rend heureuse

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un slam rien ke pour le fan rencontre "midi20" <br /> "C'était sur une grande route, j'marchais là d'puis des joursVoire des s'maines ou des mois, j'marchais là d'puis toujoursUne route pleine de virages, des trajectoires qui dévientUn ch'min un peu bizarre, un peu tordu comme la vieEvidemment j'étais pas tout seul, j'avais envie d'faire connaissanceY'avait un tas d'personnes et personne marchait dans l'même sensAlors j'continuais tout droit mais un doute s'est installéJe savais pas c'que j'foutais là, encore moins où j'devais allerMais en ch'min au fil du temps j'ai fait des sacrées rencontresDes trucs impressionants, faut absolument qu'j'vous raconteCes personnages que j'ai croisé c'est pas vraiment des êtres humainsTu peux parler avec eux mais jamais leur serrer la mainTout d'abord sur mon parcours j'ai rencontré l'innocenceUn être doux, très gentil mais qui manque un peu d'expérienceOn a marché un p'tit moment, moins longtemps que c'que j'aurais cruJ'ai rencontré d'autres éléments et l'innocence a disparueUn moment sur mon ch'min, j'ai rencontré le sportUn mec physique, un peu grande gueule mais auprès d'qui tu d'viens fortPour des raisons techniques on a du s'quitter c'était durMais finalement c'est bien comme ça, puis l'sport ça donne des courbaturesJ'ai rencontré la poésie, elle avait un air bien prétentieuxElle prétendait qu'avec les mots on pouvait traverser les cieuxJ'lui ai dit j't'ai d'jà croisée et franchement tu vaux pas l'coupOn m'a parlé d'toi à l'école et t'avais l'air vraiment relouMais la poésie a insisté et m'a rattrapé sous d'autres formesJ'ai compris qu'elle était cool et qu'on pouvait braver ses normesJ'lui ai d'mandé tu penses qu'on peux vivre ensemble ? J'crois qu'j'suis accrocElle m'a dit t'inquiêtes le monde appartient à ceux qui rêvent tropPuis j'ai rencontré la détresse et franchement elle m'a saouléOn a discuté vite fait mais rapidement je l'ai r'fouléeElle a plein d'certitudes sous ses grands airs plein d'tensionMais vous savez quoi ? La détresse, elle a pas d'conversationsUn moment sur ma route j'ai rencontré l'amourJ'lui ai dit tient tu tombes bien, j'veux t'parler d'puis toujoursDans l'absolu t'es une bonne idée mais dans les faits c'est un peu nulTu pars en couille une fois sur deux faudrait qu'tu r'travaille ta formuleL'amour m'a dit écoute petit ça fait des siècles que j'fais mon taffAlors tu m'parles sur un autre ton si tu veux pas t'manger des baffesMoi j'veux bien être gentille mais faut qu'chacun y mette du sienLes humains n'font aucun effort et moi j'suis pas un magicienOn s'est embrouillé un p'tit moment et c'est là qu'j'me suis rendu compteQue l'amour était sympa mais que quand même il s'la racontePuis il m'a dit qu'il d'vait partir, il avait des rendez-vous par centaineQue ce soir il d'vait diner chez sa d'mi-soeur : la haineAvant d'partir j'ai pas bien compris, il m'a conseillé d'y croire toujoursPuis s'est éloigné sans s'retourner, c'était mes derniers mots d'amourJ'suis content d'l'avoir connu, ça j'l'ai bien réaliséEt je sais qu'un d'ces quatre on s'ra amené à s'recroiserUn peu plu stard sur mon ch'min j'ai rencontré la tendresseCe qui reste de l'amour derrière les barrières que le temps dresseUn peu plus tard sur mon ch'min j'ai rencontré la nostalgieLa fiancée des bons souvenirs qu'on éclaire à la bougieAssez tôt sur mon parcours j'avais rencontré l'amitiéEt jusqu'à c'jour, elle marche toujours à mes côtésAvec elle j'ma tape des barres et on connait pas la routineMaintenant c'est sûr, l'amitié, c'est vraiment ma meilleure copineJ'ai rencontré l'avenir mais il est resté très mystérieuxIl avait la voix déformée et un masque sur les yeuxPas moyen d'mieux l'connaitre, il m'a laissé aucune pisteJe sais pas à quoi il r'semble mais au moins j'sais qu'il existeJ'ai rencontré quelques peines, j'ai rencontré beaucoup d'joieC'est parfois une question d'chance, souvent une histoire de choixJ'suis pas au bout d'mes surprises, là d'sus y'a aucun douteEt tous les jours je continue d'apprendre les codes de ma route C'était sur une grande route, j'marchais là d'puis des joursVoire des s'maines ou des mois, j'marchais là d'puis toujoursUne route pleine de virage, des trajectoires qui dévientUn ch'min un peu bizarre, un peu tordu, un peu comme la vie." si ca te plais dis merci au grand corps malade
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 J'adore le regard joyeux et colorée de ma chienne à ma vue... 
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