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16 janvier 2007 2 16 /01 /janvier /2007 17:26

Me voilà face à une page blanche, mon cœur se ferme, mon esprit se fige et mes doigts se raidissent et...

Le tout… refuse de s’ouvrir, comme bloqué par un malaise passager…
Comment me libérer de l’étau qui m’enserre le crâne et qui ébrèche une à une mes fragiles croyances à cet équilibre si instable qui… guète mes faiblesses ?
Folle à lier … éternelle incorrigible … J’ai l’impression de ne pas savoir où avancer… Les années tombent comme les feuilles d’un automne… je sautille de déception en déception… et les saisons défilent à la hâte sans prendre plus la peine de pleuvoir… de rayonner… de fleurir… de souffler … et le tout... s’entasse en moi…

Je me demande quand est-ce que je pourrai enfin m’allonger dans l’herbe, regarder la lune… compter les étoiles et prétendre avoir trouvé le bonheur dans l’une d’elles

Je sais que rien ne sera jamais presque parfait, qu’il y aura toujours un manque et que je ne pourrai jamais être complètement satisfaite… Je ressens ce grand vide, l’absence de quelque chose - ou de quelqu’un? - et puis… J’ai comme l’impression que désormais, cela fait partie de moi.
Cet air de tristesse qui peut se lire dans mon regard... Les gens me demandent curieusement pourquoi je suis triste… Je ne sais pas si je le suis pour de vrai… Je sens simplement que cette sensation est en moi, comme quelque chose qui voudrait éclater et jaillir de moi comme un torrent de larme…

Je ne suis pas vraiment triste. Non, je refuse de l’être.

J’ai l’impression que je traverse des bouclettes tantôt tourbillonnées tantôt désertes d’une chaîne interminable et montagneuse… Je suis fatiguée
Je mets mes lunettes, je regarde les passagers de mon histoire, je joue avec leurs intelligence… leurs degré de maturité … je plains leur égoïsme… je rentre dans leurs cœurs … je découvre leurs petitesse et j’imagine leurs histoires… J’attend pendant des heures, je pense à tout et pourtant à rien, je m’assoies par terre... à chercher le lien qui me touche… qui m’attache… qui m’unis … je n’en trouve rien... pour mon malheur… Je ne trouve que mon erreur

Je me sens d’humeur changeante… il m’est terrible de ne savoir doser l’étendue de mes sentiments… ma terre tremble … mon moi bouge… Ce n’est qu’une période de transition préparant ma fin…


Tous ces gens qui construisent mon quotidien, que je déteste … que j’aime … que je chérisse … que j’ignore… que j’embrasse… que je rejette …
Tout ces endroits que j’ai visité que j’ai exploré tout ces rues que j’ai traversé encore et encore, tout mes aller-retour dans le monde du passé… du présent passé, à écouter à m’écouter à parler, les aveux, les confidences…les méchancetés et les secrets
Ils ne forment plus qu’un fil de parfum enivrant derrière-moi… Comme ces traces sombre que laissent les bébés tortues à leurs naissance lorsqu’ils cassent leurs œufs et sortent des profondeurs sablées pour embrasser les vagues bleues de l’océan… pour épouser une liberté dangereuse mais si belle si libératrice… si vaste

Océan de ma renaissance … pourquoi suis incapable de plonger… Ai je perdu le fil de mon instinct ?
Ai je perdu mon cœur ?
Je pleure pour me purifier, je pleure pour tout recommencer?
Je suis moi, on ne force pas les gens à sourire. Pourtant… au fond, j’attend toujours.

Je m’élève sur mon petit nuage, rêveuse et légère … Un air de BRUEL me prend dans ses bras et je me surprenne à chantonner « on s’était dit rendez vous dans dix ans … » je pense que tout sera plus beau dans dix ans, ou dans dix jours … que tout sera plus facile car j’ aurai su garder les yeux ouverts, mon cœur chanteur et mon esprit libre et voyageur
J’essaierai bien de laisser couler les nœuds du terre à terre sans chercher ou me forcer à les défaire toutes... car je reste réaliste

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Avec le temps...avec le temps, va, tout s'en vaon oublie le visage et l'on oublie la voixle cœur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'allerchercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bienavec le temps...avec le temps, va, tout s'en val'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluiel'autre qu'on devinait au détour d'un regardentre les mots, entre les lignes et sous le fardd'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuitavec le temps tout s'évanouitavec le temps...avec le temps, va, tout s'en vamêm' les plus chouett's souv'nirs ça t'as un' de ces gueulesà la gal'rie j'farfouille dans les rayons d'la mortle samedi soir quand la tendresse s'en va tout' seuleavec le temps...avec le temps, va, tout s'en val'autre à qui l'on croyait pour un rhume, pour un rienl'autre à qui l'on donnait du vent et des bijouxpour qui l'on eût vendu son âme pour quelques sousdevant quoi l'on s'traînait comme traînent les chiensavec le temps, va, tout va bienavec le temps...avec le temps, va, tout s'en vaon oublie les passions et l'on oublie les voixqui vous disaient tout bas les mots des pauvres gensne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froidavec le temps...avec le temps, va, tout s'en vaet l'on se sent blanchi comme un cheval fourbuet l'on se sent glacé dans un lit de hasardet l'on se sent tout seul peut-être mais peinardet l'on se sent floué par les années perdues- alors vraimentavec le temps on n'aime plus
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  • Je perds ma tête devant le simple sourire de ma nièce de 3 ans... 
 J'adore le regard joyeux et colorée de ma chienne à ma vue... 
 J'admire l’arc en ciel d’un matin de grisaille...
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