Regard sur la Vie ... sur ma Société au fil du Temps...

Sa fourrure était blanche avec une tache marron noir qui animait de plus en plus la curiosité de ses oreilles et... Ses yeux étaient d'un gris vert brillant comme celle d'une vipère.
Je l'ai trouvé à mon retour du lycée perdu tremblant de peur au milieu de ma route... je l'ai mis dans ma poche et je l'ai emmené à la maison... et depuis, il est devenu le minou le plus gâté de chez nous...
A deux ans, mon père béat son âme a insisté pour que je fasse sortir KALAPALA à la rue pour qu'il puisse découvrir le monde extérieur.. et rencontrer sa moitié
Je me souviens quant je l'ai déposé par terre sur le gazon, habitué à la fermeté du carrelage... il ne pouvait que difficilement se tenir sur ses quatre pattes... c'était fort amusant
Mais avec le temps, CALAPALA est devenu le roi, le chef, le bandit de la résidence
Je me souviens de lui allongé sur le gazon devant la maison... Ses poils clair captaient les rayons du soleil qui passaient entre les arbres et il se roulait dans l'herbe de plaisir... Ses pattes étirées, il offrait son ventre à la chaleur du soleil en changeant de côté quand ça devenait trop fort.
Le matin, il était sur la table de la cuisine, il m'accueillait en posant délicatement ses pattes sur mes épaules et en frottant sa tête dans mes cheveux... réclamant son lait et son oeuf
Ce contact me procurait quelques frissons de plaisir et me permettait de commencer joyeusement la journée.
A midi, il réclamait sa nourriture en nous regardant d'un air attendrissant Car il connaissait son menu habituel par jour : Le matin je lui donnais du lait et un oeuf à la coque, le déjeuner quelques sardines et le soir il avait droit à des spaghettis au beurre avec quelques miettes du thon et du fromage râpé
Il n'aimait pas être porté, mais au salon il venait souvent ronronner auprès de nous... parfois, il montait sur le télévision cherchant à agripper le ballon à la diffusion d'un match
D'autre fois, on se servait de lui pour sortir le soir... pour aller en Boite... Il nous arrivait moi et ma soeur pour doubler la vigilance de mon père d'ouvrir la porte et l'une de nous deux pouvait ainsi se faufiler dehors avec CALAPALA...
Et pour rentrer le soir, on se servait du même procédé... car la porte ne se s'ouvrait que pour CALAPALA pour qu'il rentre se coucher
Attentif, il observait tout ce qui se passait dans nos vie, il était le gardien de nos secrets et la clé de nos bouffées d'oxygènes d'un temps à un autre même quand il paraissait somnoler sur un fauteuil, bien installé sur une couverture en laine...il écoutait nos histoires et répondait à nos peines par le ronronnement tel le délire d'un sage
Un jour, après dix sept ans, il ne s'est pas réveillé, il s'est éteint tranquillement sur un canapé pendant son sommeil mais ses pas de félin circulent toujours dans nos souvenirs...
Il est de toute façon quelque part, peut être en haut en ange... peut être ici en bas en humain.